Troo triste (U)

Troo triste (U)
C'est très triste... Sérieusement c'est sûrement arriver pour vrai... Je trouve ça horrible... Ça vient de faire découvrir quelque chose: Les mecs peuvent être des vrais salops.


Cher journal,
j'ai vu un garçon passer devant moi...
je n'ai vu que lui,
le temps s'est arrêté...
il était le plus beau du monde...
je crois que c'est un COUP DE FOUDRE
_______________________________________
1er jour ●

Cher journal, chaque jour,je le vois,
comment je n'ai pas pu le voir avant ?
Je l'ai dit à Caro, ...
elle m'a avoué qu'elle était sortie avec !!!


● 5e jour ●

Cher journal, ce matin,
Caro me l'a présenté en face...
je ne savais quelle attitude adopter,
j'avais peur.
Mais je le trouvais encore plus beau.
Je n'ai rien dit,
Caro s'en est chargé pour moi.
Il m'a sourit !
J'ai fallit tomber dans les vapes,
il m'a regardé de haut en bas avant...
cela voudrait t-il dire qu'il me trouve jolie ?!?

°● 7e jour ●

Cher journal,
je lui dis bonjour chaque matin,
je suis très hésitante
mais c'est Caro qui m'aide,
je ne lui en serais jamais assez reconnaissante !
Il me sourit chaque fois que l'on se voit...
je ne pense plus qu'a lui...


● 10e jour ●

Cher journal,
je n'y crois pas IL EST VENU
me demander de venir
au cinéma avec lui samedi !
J'ai un peu peur de mal me comporter
mais j'ai hâte d'y être !!


● 14e jour ●

Cher journal,
j'y crois pas! J'y crois pas!
Ce n'est pas possible! Je suis si heureuse !
Je n'ai jamais été si heureuse de toute ma vie...
Ah j'ai enfin eu mon premier baiser,
avec la langue en plus !
Il est si beau, il embrasse si bien...
je l'aime !!! Tu entends?
Je l'aime à mourir !!!


● 16e jour ●

Cher journal,
ce matin il est venu et m'a embrassé,
sans rien dire...
je l'ai aimé de toute mon âme.
Je l'aime, je l'aime,
je ferai n'importe quoi pour lui...
il m'a demandé de ne le répéter à personne,
je n'ai pas demandé pourquoi...


● 22e jour ●

Cher journal,
il m'a invitée chez lui,
et m'a demandé qu'on fasse l'amour...
je ne sais pas quoi penser...
je ne sais pas si je suis prête
mais je l'aime vraiment !!


● 23e jour ●

Cher journal,
j'ai jamais été si heureuse,
je suis retournée chez lui.
On s'est embrassé longtemps...
une demi-heure au moins
puis il a enlevé mes vêtements,
j'avais un peu peur.
on n'a rien dit,
je n'ai pas osé demandé pour le préservatif,
j'avais peur de casser l'ambiance....
on a fais l'amour...ça faisait mal,
j'ai saigné, mais je l'aime encore plus..
je l'aime!!!
Je crois qu'il n'était plus vierge...
j'espère que je ne l'ai pas déçu...


● 30e jour ●

Cher journal,
un mois déjà,
on couche ensemble très souvent,
il veut que je m'habille sexy,
alors je n'aime pas quand il n'est pas là,
les commentaires fusent...
mais il est si content,
je ferais tout pour lui !!


● 37e jour ●

Cher journal,
j'ai entendu une fille que je connais un peu,
elle disait qu'il était beau,
et qu'elle sortait avec lui...
j'ai été choqué.
Je lui en ai parlé après les cours,
comme il s'est énervé ...
en la traitant de tout les noms;
ça m'a fait plaisir... il m'aime!


● 45e jour ●

Cher journal,
je ne te parle plus si souvent...
je ne passe du temps qu'à penser à lui.
J'étais très inquiète,
il m'engueulait...
quand je lui demandais de mettre une capote,
il ne pense plus qu'à baiser...
m'aime t-il toujours ?


● 49e jour ●

Cher journal,
on m'a dit que j'avais le symptôme...
j'ai eu peur.
Alors j'ai fait le test... je suis enceinte...
je suis triste, je ne sais plus quoi penser,
j'ai les idées embrouillées,
j'ai peur, qu'est ce que je dois faire???
Dois-je lui dire à lui ?
A mes parents et amis ??
je ne m'en sort plus...


● 53e jour ●

Cher journal,
j'ai envoyé une annonce dans un magasine,
ils m'ont dit de dire la vérité,
que s'il m'aimait, il comprendrait
Et de le dire a mes vieux car ils m'aideraient aussi.
Je leur ai dit à eux...
ils l'ont très mal pris,
ça a crié dans la maison,
ils ont gueulé, ma mère pleurait...
je suis punie à mort.
on va aller voir un médecin
et je devrais avorter...
ce mot me fais mal...
pourtant il n'y a que ça à faire...
je ne peux pas vivre sans le voir...
là, en bas ils s'engueulent...
j'en ai marre !!!! Ils ne comprennent pas !!!


● 54e jour ●

Cher journal,
je n'allais pas bien, je devais lui dire.
Après lui avoir tout raconté,
en pleurant, il s'est mis à rire...
il m'a traité de conne...
puis il n'a pas cessé de m'insulter en riant,
je ne disais rien... en moi, tout était mort.
Il m'a avoué être sortit avec des autres...
m'avoir trompé et qu'il sortait avec moi
juste pour le sexe... j'ai mal... je me hais...
je le hais aussi et pourtant je l'aime...


● 55e jour ●

Cher journal,
il ne m'a même pas regardé...
il tenait la main à une belle blonde...


● 60e jour ●

Cher journal,
c'est un garçon...
en pleine santé...


● 68e jour ●

Cher journal,
j'ai tué quelqu'un... mon propre enfant...
je me haiiiiiiiis !!!! Je suis idiote,
conne sale !!! Pourquoi ????!!!!!!
Je n'ai rien dit!!!
Et ils l'ont tué! Je suis conne !
Trop conne trop conne !
Mes parents m'ont dit: "
un passage de ta vie à oublier !"
Je les hais!
Je ne peux pas...


● 70e jour ●

Cher journal,
voici ma vie... c'était beau,
je dois dire...
douloureux, la fin...
la vieillesse sûrement...
j'ai trouvé le bonheur, l'amour,
j'ai eu des enfants...
j'ai vécu ma vie...
c'est beau la vie... si beau...
ps : je l'aimerais toujours...

___________________________________________________

Elle avait 13 ans...

Il en avait presque 17...


Elle est morte à 13 ans...

Il ne l'est pas encore, il vit sa vie...

il est heureux et a 4 enfants.

Il a oublié cette gamine qui s'est ouverte les veines pour lui.
Après 70 jours, elle a trouvé la mort...

# Posté le dimanche 19 août 2007 01:24

STOP

STOP
Et ouais, je stop mon blog !

Bien sur c'est la fin...

MAIS JE REVIENS AVEC ;;

BROWNIIES
BROWNIIES
BROWNIIES
BROWNIIES

On se revoit la bas ;)

# Posté le dimanche 29 juillet 2007 12:47

JOHNNY

JOHNNY
JJJJJJOOOOOHHHHHHNNNNNNNYYYYYYYY !

Nonn mais avez vouu vu ce mec ! Il est trop sexayyy la =O ! Avouez quann meme ;) C le gars le plus sexyy au monde! En plus il est riche et c'est un GANGSTAA . Ouaii un GANGSTAA ! Je laii dans mon arriere plan, ouaii ouaii =O ! C'est comme si je seraii au septième ciel a chaque foi que jouvre mon ordii (L) ! Merdee je debienn folle XD .. Bonn, c'est vrai quil est petitt, mais putainn quil est sexx ^^!


JE L'ADORE, TOUT SIMPLEMENT =)

# Posté le samedi 21 juillet 2007 20:57

Mâle alphaa (L)

Ouais ouais, je sais trèsssss bienn que j?ai déjaa faii un article sur Mâle alpha, mais vous savez quoii ? J'MEN TABARNACK ^^

Non mais c?est le film par excellence la ! Si vous le voyez la, c?est surr que vous allez aimer saa garde ! Moii jlaii vuee environ des dizaines de fois, et 5 fois en anglais =P ! Quann meme ah ;)

Nann mais sérieuu, aller le louer ;) ! Pii pour euu qui onn dja vue et qui dise qui lonn pa aimer ..

Pour eu qui dise que c?est irréaliste ;; mais merde c?est une histoire vraie, pis le nombre de témoins qui a eu, je crois que c?est réaliste, nan ;)?

Pour eu qui dise qui sacre trop ;; Et merde, vous aussi vous sacrez, alors garde on s?en fou ! Yonn genre 21-25 ann ces gars la =P !

Pis pour eu qui dise qui l?ont pas aimer parce que y?était null ..

VOUS NE SAVEZ PAS COMMENT RECONNAÎTRE UN FILMM MALADE BANDE DE MERDE !XD

Désoléé, jdevaii le dire =P ..

Maii merde, aller le louerr, c?est obliger =)(L)

BISOUXX ET ALLER LE LOUER LA (MANN JFAII DLA PUB XD)

P.S Bahh le vidéo en dessous, c?est genre une pub du film ! Maii sérieuu est maladee =O ! Jvouu ljure regarder la vous aller pas etre décu ! En plus on voii Jhonny =)(L)(Jhonny c?est lui a la casquette bleu et a camisole noir ;)). Sten anglai, mais ya des sous titres pour les nuls en anglais =)


P.P.S C?est Justin Timberlake qui parle en passant XD

# Posté le jeudi 19 juillet 2007 13:24

À l'aide papa...

À l'aide papa...
Et merde je suis traumatisé =|

Cette histoire, c'est trop horrible =| .. Imaginez que ça soit vrai ?

Lisez là, je sais qu'ell est longue, mais vous allez pas être déçue !

Moi je suis traumatisé, mais je la trouve drole en même temps ^^


Laissez-moi vous conter ce soir funèbre où ma vie a basculé, ce soir où j'ai bien cru que j'allais mourir, ce soir où j'ai perdu la raison : c'était un soir de printemps, j'avais alors 14 ans.

Ce jour-là il avait fait beau, et je me sentais bien, ainsi, lorsque mes parents on proposer d'aller voir un film, avec eux, en cette fin d'après-midi, j'ai refusé. Mon père a alors suggéré d'aller au restaurant pour se détendre avant d'aller au cinéma, l'idée tentait ma mère, mais moi je voulais rester à la maison. Alors sans attendre je leur ai dit que je pouvais bien passer la soirée tout seul. Ils m'ont alors proposé d'inviter des copains si je le voulais, et je ne me suis pas fait prier pour accepter ! C'est ainsi que je me suis retrouvé ce soir-là avec Arnaud et David : deux amis avec qui je passais la majeure partie de mon temps depuis le début du collège.


Nous nous trouvions dans ma chambre à écouter de la musique. Sans explications, Arnaud baissa le volume. David et moi le regardions, intrigués, puis finalement d'un air amusé il nous demanda :

- Dites, ça ne vous dirait pas qu'on se raconte quelques histoires qui font peur, hein ? Ca pourrait être sympa, non ?

J'hésitais quelques peu, surpris par cette proposition. Finalement David accepta, et je le suivis. Alors Arnaud tout en coupant la musique, nous demanda :

- Alors ! qui commence ?

Tout d'abord, aucun de nous ne répondit. Moi j'avais bien une idée d'histoire, mais je n'osais pas trop la raconter... Et mon dieu ! J'aurais vraiment bien fait de me taire ce soir-là, mais je ne l'ai pas fait : En effet, timidement je finis par répondre :

- Heu... moi, à la limite... j'en ai bien une.

- Ah ?

- Ouais mais heu... je sais pas si elle va bien rendre.. je...

- Bah allez, te fait pas prier, vas-y !


Et je l'ai fait, malheureusement, je l'ai fait : Je me suis assis en tailleur sur le lit, et pendant que d'un air grave je fixais alternativement Arnaud et David, ils se sont assis autour de moi, au bord du matelas. J'ai laissé passer quelques secondes afin de rendre l'atmosphère encore un peu plus lourde, puis j'ai entamé mon récit :

« C'est une histoire assez terrible dont j'ai entendu parler une fois. Cela se passait il y a quelques années : Un père de famille rentrait chez lui après le travail, il trouva sa maison en train de brûler. Il habitait à la campagne, et il n'y avait pas de voisins pour alerter les pompiers. Il pensa tout de suite à son fils de sept ans qui était peut-être dans la maison, il se précipita alors à l'intérieur, cria pour l'appeler, et il eut une réponse ! Son fils était bloqué dans sa chambre, le père couru jusqu'à la porte, essaya de l'ouvrir, mais elle restait bloquée : Dans la chambre, une poutre tombée du plafond l'empêchait de s'ouvrir. Il cogna, et cogna encore de toutes ses forces contre la porte, il se ruait contre elle, son fils hurlait, il appelait à l'aide, et lui, il paniquait : la porte ne s'ouvrait pas. Il se rua encore contre elle, il hurlait de rage, pleurait de désespoir, il ne réfléchissait plus, il n'y avait plus que cette porte, et son fils qui hurlait de l'autre côté. Il a appelé à l'aide jusqu'à la fin : Son fils à brûlé dans la maison, et le père aussi. Il n'a jamais réussi à ouvrir la porte, et il est resté à se ruer contre elle jusqu'à sa mort. »

Arnaud me regarda l'air dégoûté, et me dit :

- Ben dit donc, c'est glauque !

- C'est pas joyeux en effet, répondit David avant que je ne réagisse. Il avait aussi l'air assez choqué par l'histoire.

C'est alors que, emporté par ce succès, j'ai raconté la suite. J'ai été stupide, elle me faisait aussi peur qu'à eux cette histoire, surtout la suite, et j'ai vraiment été idiot d'avoir continué, je n'aurais jamais dû, jamais.

« Oui, mais vous ne connaissez pas la suite... Parce que depuis lors, le fantôme du père cherche toujours à ouvrir la porte et à sauver son fils. Et si tu dis... heu... je ne préfère pas le dire vraiment... Mais en gros si tu appeles à l'aide en criant « papa », que tu dis que tout brûle, et que tu lui demandes de venir te chercher, cela attire le fantôme, et il arrive derrière ta porte pour te prendre »

David, pensif, me regarda l'air intrigué, et calmement me dit :

- Purée ça fout les boules, c'est sûr... Mais bon toi, tu as déjà essayé de l'appeler ?

- Non... ça me fait assez peur comme ça ! Je n'ai pas envie d'aller vérifier.


Arnaud, une lueur d'excitation dans le regard, observa David, puis moi, et finalement nous demanda :

- Hé ! ça vous dirait d'essayer ?

Je me crispai, comprenant que je n'avais pas du tout envie d'essayer une chose pareille, je regrettai déjà d'en avoir parlé. Mais David, lui, semblait y réfléchir, et au bout de quelques secondes il finit par lever la tête et dire « ouais ! Pourquoi pas ! ».

J'allais leur dire que je ne souhaitais pas du tout faire une telle chose, mais Arnaud n'attendit pas que je manifeste mon opinion : Sans me porter le moindre regard, il commença à parler d'une voix aiguë et chevrotante, cherchant à imiter celle d'un petit garçon :


- Papa ! ppaaappppaa, à l'aaaaiiiiiide, tooouuut brrrûûûûle autour de moi, j'ai peeeeeuuurrr !

Il souriait, mais moi pas du tout : j'étais vraiment terrifié. Mais lui il souriait, et David le regardait avec amusement, sans rien dire. Et il reprit encore de plus belle, sa voix était maintenant plus forte, il criait presque :

- JJEEEEEE BRRRRRUUUUUUULLLE, PPPPAAAAPPPPPAAAAAA, JEEEE BRRRUUUULLLLEEE, AAAAAAAAHHHHHHHH !

- ARRETE MAINTENANT ARNAUD ! C'EST PAS DROLE.


C'était sorti comme ça, je le fusillais du regard, je me sentais énervé, mais j'étais surtout terrorisé, j'avais vraiment peur, et je ne voulais pas en entendre plus.

- Ben... quoi ? T'as peur ? Oh, allez c'est pas grand-chose, non ? C'est une histoire ! c'est tout ! Allez...

Et toujours ce stupide sourire aux lèvres il reprit :

- PAAAAAPPAAAAAA JEEEE T'EEEEENNN SSSUUUUPPPPLLLLLIIEEE, PAPAAAAAA, IL Y A LE FFEEEUU PAAARRRRTTT...

- TU ! ... ARRETES ! ... MAINTENANT ! ... COMPRIS ?


Là il s'était tu, il n'y avait plus un bruit dans la chambre, Arnaud me regardait, l'air étonné, sûrement qu'il avait été surpris par l'agressivité et la colère que je venais de déployer pour lui crier de s'arrêter : J'en étais d'ailleurs essoufflé, et je le fixais du regard le plus réprobateur et colérique que je pouvais.

On ne parlait plus, Arnaud et moi restions là, immobiles, à se fixer mutuellement. Finalement, David, tout timidement, finit par dire :


- Bon, allez les gars, on ne va pas se disputer pour ça, hein les...


BOUM ! ... BOUM ! ... BOUM ! ...


Nous avons sursauté tous les trois, une décharge d'adrénaline m'a envahi. Je me suis braqué ainsi que mes deux amis vers la source du bruit : vers la porte de ma chambre. Le bruit continuait, impassible et terrifiant :



« ... BOUM ! ... BOUM ! ... BOUM ! ... »



- C'est quoi ce boucan ! s'écria Arnaud dont la voix couvrait à peine le bruit de coups de plus en plus fort qui provenait de la porte.

- Si c'est une blague, c'est vraiment pas drôle, rétorqua David qui se tenait maintenant debout, plaqué contre le mur opposé à la porte. Il semblait mort de peur, il fallait dire que moi aussi je l'étais.

Et puis là, en prime des coups contre la porte, ont commencé les cris, ces horribles cris qui malheureusement resteront je crois bien à jamais gravés dans ma mémoire. Je peux les entendre encore aujourd'hui alors que je vous parle : Cela ressemblait à un monstrueux mélange entre le brame d'un cerf et le cri d'un éléphant, même si cette description ne me semble pas si proche de la réalité, je ne trouve pas trop de comparatifs pour l'exprimer. Ce cri était en tout cas inhumain, aigu et profond, d'une tristesse infinie et d'une agressivité sans nom... Et les coups contre la porte, et ce cri horrible, continuaient, sans relâche, sans la moindre trêve. J'étais terrorisé, je m'étais rabattu vers les oreillers du lit, et je les serrais d'ailleurs très fort. Arnaud lui, plus valeureux, même s'il n'avait pas l'air très fier, avait saisi ma chaise de bureau, et la brandissait, prêt à frapper ce qui pourrait entrer dans la chambre.

Mais ce fut David qui paniqua le plus, les cris immondes avaient dû finir de ronger les dernières subsistances du courage qui l'empêchait de s'écrouler : Il était maintenant assis contre le mur, recroquevillé sur lui-même, son visage était tout rouge, il pleurait, il gémissait, mais entre ses larmes il finit par parler un peu :

- ooohhhhh noooonnn, c'est quoi ce truc, j'ai peeeuuur, à l'aide, à l'aaaiiiide.

Immédiatement, comme pour répondre aux geignements de David, le cri se fit encore plus fort, encore plus déchirant, encore plus terrifiant. Cette fois-ci les coups redoublèrent contre la porte, elle était parcourue de soubresaut, mais bizarrement ou plutôt monstrueusement, elle restait fermée, et ne se brisait pas.

Puis la panique finit d'envahir David, il se leva, ouvrit la fenêtre, et tout en pleurant nous dit :


- J'veux pas rester là moi, j'préfère tenter ma chance par dehors.

- Non, fais pas...


Mais j'eus à peine le temps de réagir, qu'il était déjà en train de se laisser glisser par l'encadrement de la fenêtre. Et le temps de me lever du lit pour aller le retenir, je l'entendais déjà glisser sur les ardoises du toit puis, je ne l'entendis plus. Son silence m'a semblé durer très longtemps, et ce fut son cri, déchirant, qui me renvoya à la réalité :

- AAAAAHHHH, J'AI MMAAAAALLL ! JE SUIS TTTTOOOOMMMBBEEEEE ! MMMOOONNNN DDDDOOOOSSSS, AAAAAHHHH J'AI MMAAAAAALLLL !

Et là l'horreur fut totale : A travers l'encadrement de la fenêtre, je regardais David, qui hurlait, gisant sur la terrasse du jardin, en bas. Et les cris émis par ce qui était derrière la porte devinrent complètement fous et assourdissants. Les coups portés devenaient plus fréquents, à un rythme monstrueux, insoutenable : Je devenais fou, tout cela était un cauchemar implacable, terrifiant, et les cris de David qui agonisait en bas ne faisaient qu'ajouter à l'horreur de la situation. Surtout que ni Arnaud ni moi ne pouvions sortir de la chambre pour lui venir en aide.

Et l'odeur ! Je ne m'en étais pas rendu compte au début, mais maintenant l'air de la chambre en devenait suffocant tellement la puanteur était atroce. Une odeur de viande pourrie, mêlée à celle de cochon brûlé : et mon dieu c'était insoutenable, abominable. Je me suis détourné de la fenêtre : je vis Arnaud qui restait immobile, debout, sa chaise dans les mains, les yeux écarquillés, il avait l'air ailleurs. Je me demandais comment il faisait pour rester en plein milieu de la pièce, alors qu'elle baignait dans cette puanteur. C'est alors que sans bouger plus que la main, il finit par lâcher sa chaise, puis un soubresaut le parcouru, il se courba en deux, et vomis abondement sur la moquette. La vision que j'avais devant moi d'Arnaud vomissant, le son que cela produisit, ainsi que l'odeur qui se mêlait à celle immonde de viande pourrie et brûlée, en était trop pour moi aussi, et je vomis à mon tour.

Je me sentais fatigué, je m'appuyai dos au mur, David continuait d'hurler au dehors, et les coups sur la porte n'arrêtaient plus, ils avaient encore redoublé. J'eus alors l'idée que les cris de David au dehors pouvaient stimuler la source de tout cela, et sans réfléchir d'avantage, je me retournai vers la fenêtre et la refermai avec empressement. J'eus du mal à expliquer à Arnaud pourquoi j'avais fermé la fenêtre, pourquoi on allait pas aider David. Mais il fallait arrêter de faire du bruit, des geignements, des plaintes qui pouvaient attirer ce qu'il y avait derrière la porte. Il fallait attendre qu'il s'en aille, avant de descendre au rez-de-chaussée appeler quelqu'un au téléphone pour venir en aide à David. Arnaud finit par comprendre, et nous nous sommes calmement assis, terrifiés malgré tout par cette ambiance cataclysmique de coups ininterrompus contre la porte, par ce cri immonde qui nous perçait les tympans, et par cette odeur insoutenable qui se mélangeait maintenant à l'odeur de nos vomissures.

Et nous avons attendu que tout cela s'arrête, nous étions assis en tailleur, à même le sol, sans bouger, pales et terrifiés. Progressivement les cris se sont calmés, l'odeur s'est atténuée, et les coups contre la porte ont baissé en fréquence et en intensité' jusqu'à ce que le silence revienne enfin, et que nous pouvions de nouveau entendre, étouffés à travers la fenêtre fermée, les cris de douleur de David qui gisait toujours au dehors.


Arnaud me regarda alors, et à voix basse me demanda :

- A ton avis maintenant, qu'est ce qu'on fait ?

Je réfléchis un peu avant de répondre, puis dit :

- Il faudrait téléphoner aux pompiers, ou je sais pas, à une ambulance ! Pour venir en aide à David.

- Il est où le téleph...

- Le téléphone est en bas.

- Tu penses que c'est parti ?

- Ben, on ne l'entend plus...

- C'est vrai...

- Va falloir descendre en bas... Heu... j'ai pas trop envie.. de... de.. sortir. Je...

- Bon, je vais y aller... De toute façon, il est plus là, hein ?

- Heu... t'es sûr ?

- Mais oui.


Arnaud se leva alors lentement. D'un pas hésitant, il s'avança jusqu'à la porte. Saisis doucement la poignée, et poussa légèrement la porte qui s'entrebâilla sur le couloir. L'air amusé il se retourna vers moi, et dit à haute voix:

- C'est dingue, la porte était ouverte, il est con ce fan...

Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase que comme un éclair, une main surgit de l'encadrement de la porte entrebâillée, se rallongea d'une manière monstrueuse et vint agripper Arnaud à la taille : Celui-ci restait pétrifié, sans même crier, les yeux écarquillés. A première vue, la main, et le bras m'avaient semblé de couleur noire, mais à cause des petites brillances, de ces sortes d'écailles que je discernais dessus, j'eus l'horreur de deviner que toute la peau de ce « bras » qui s'enroulait maintenant autour de la taille d'Arnaud était entièrement brûlée. D'ailleurs l'odeur de porc brûlé et de viande pourrie revint m'assaillir les narines.

Je n'eus que le temps de me lever avant de voir Arnaud disparaître sous mes yeux, emporté dans le couloir à une vitesse impossible, puis la porte se referma dans un claquement assourdissant. Je courus jusqu'à la porte, mais je ne voulus pas y toucher, je ne voulais pas l'ouvrir. Je criai alors le nom d'Arnaud, j'ai bien dû rester là pendant une éternité à crier son nom, mais rien, aucune réponse.

Et je n'avais pas osé ouvrir la porte : j'avais peur que cela soit encore derrière. Toujours comme aujourd'hui d'ailleurs : En effet, même maintenant j'ai encore la peur d'ouvrir une porte, mes parents m'ont amené chez le psychiatre après ce soir-là, mais je ne lui ai jamais rien dit, ni à personne d'ailleurs, pas même à mes parents. De toute façon, ils ne me croiraient pas.

Personne ne revit jamais Arnaud, on m'a demandé si je l'avais vu ce soir-là, mais j'ai dit que non, et David en fit de même... : Lui, il passa un mois à l'hôpital, il s'était cassé le coccyx en tombant du toit... Et aussi bien lui que moi sommes maintenant toujours terrifiés quand nous nous retrouvons face à une porte fermée : Nous avons toujours peur qu'un jour cela vienne nous chercher à notre tour, nous n'osons plus ouvrir la moindre porte de peur qu'il soit de l'autre côté. Oui, nous avons et aurons maintenant toujours peur de ce qu'il peut y avoir... y avoir derrière la porte.


Alors, vous seriez capable de crier À l'aide papa derrière la porte de votre chambre?

Pas moi XD

# Posté le mardi 17 juillet 2007 16:17

Modifié le mardi 17 juillet 2007 16:29